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Le mangeur du XXIe siècle
Saragosse, ville de réflexion gastronomiqueLes 25 et 26 mai 2009

Gobierno de Aragón - Departamento de Industria, Comercio y TurismoLien vers www.gastronomia-aragonesa.comSaragosse, ville de réflexion gastronomique - Les 25 et 26 mai 2009IV Forum de la gastronomie Aragon

LE Mangeur DU XXIe SIÈCLE

IV Foro de Gastronomía Aragón 09

Intervenants III Forum de Gastronomie

IV Foro de Gastronomía Aragón 09

Intervenants III Forum de Gastronomie

IV Foro de Gastronomía Aragón 09

Intervenants III Forum de Gastronomie

À l’heure actuelle, nous ne mangeons plus seulement par faim, ce qui ne veut pas dire que la faim et la misère aient été éradiquées. Mais l’homme d’aujourd’hui, bien que victime d’inégalités et de spéculations, vit l’acte du repas comme un acte culturel. Il est passé du cru au cuit, allant jusqu’à transformer la cuisine en une « création imaginaire » où les notions de réciprocité, de solidarité et de convivialité sont nécessaires.

Mais le fait culturel de l’alimentation renferme également de nombreuses contradictions qui vont au-delà du domaine personnel et tel un miroir se reflètent dans le domaine public, les lieux publics, comme s’il s’agissait d’une réaction. Pour sa part, la restauration publique impose très souvent au client d’aujourd’hui des discours qui vont dans le sens inverse.

Dans cette situation et dans le contexte de la société espagnole qui ne favorise pas la réflexion et le débat autour de tout ce qui mijote dans « le département de l’estomac », même si de nombreux événements brillent au firmament culinaire tels que les réunions, les journées ou autres rencontres de différents niveaux, certaines dotées d’une projection médiatique inhabituelle, l’idée de faire une pause sur ce chemin est apparue, chemin qui pour beaucoup est confus et déroutant : il est temps de nous réunir pour lancer le débat et revoir notre rapport personnel et social au phénomène culturel du repas et de la bonne table.

Nous nous demandons comment ont évolué le goût et les pratiques alimentaires ou s’il est possible de s’alimenter plus rapidement sans négliger la santé et la sécurité. Il a été question d’une « glaciation » de la culture et par conséquent aussi de la cuisine et un langage d’émotions, de passions ( ?) a d’autre part été créé. Nous observons la manière dont la « publicité », phénomène sans pareil aujourd’hui, pénètre l’intimité de la vie du client. Le monde de la cuisine est chaque fois plus complexe, plus compliqué, favorisé en grande partie par l’apparition d’une « mythologie des chefs », par le besoin de vivre la gloire d’un monde étoilé ou par la course aux points qui témoignent de l’excellence.

Les médias prêtent leur soutien inconditionnel mais presque toujours acritique. Les espaces publics de restauration doivent être immaculés, protégés contre tous les virus ( ?), sujets aux canons des tendances minimalistes. Aseptiques, froids, peut-être ? Et le repas n’est-il pas victime d’un discours gastronomique autour du produit et de sa préparation caractérisée par la sobriété et la légèreté ? Une gastronomie de la légèreté, de l’impalpable, de mousses et de coulis qui restent toujours au premier plan. Est-ce que la nouvelle cuisine est toujours de rigueur ? et la glaciation dont parle Jean-Paul Aron, y étant tous tributaires dans ces réflexions.






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